Sia, la pluie et l’arrosoir du changement.

Sia, la pluie et l’arrosoir du changement.

Déc 16, 2020 | Pensée du jour

La musique peut être une sacrée compagne, une bénédiction en forme de résonance pour le quotidien ou les infinies variations de nos paysages intérieurs !

Ça fait un paquet d’années que l’univers de Sia m’accompagne. Depuis « Breathe me », qui en 2005 clôturait la série « 6 feet under » comme on franchit une montagne. Dans la beauté, la hauteur, la douleur. Un peu avant cela, on pouvait déjà la remarquer sur les premiers albums de Zero7… Une voix rare qui soulève d’un même mouvement le ventre, la gorge et le coeur, comme un seul corps qui vibre. Sa musique me touche. Parfois il n’y a rien d’autre à dire au sujet des goûts et des couleurs… On capte, on transmet, on ressent et on échange des fréquences… Ne dit-on pas que c’est le son, la vibration, qui est à l’origine de l’univers ? Quant à la Médecine Chinoise, elle nous apprend que la voix est le miroir de l’âme. La langue quant à elle est le bourgeon du Coeur.  

La voix est le miroir de l’âme,

la langue, le bourgeon du Coeur

The courage to change

Les bouddhistes disent que la seule chose qui ne change pas, c’est le changement lui-même ! L’impermanence est une des évidences à l’oeuvre dans notre univers, une autre étant l’interdépendance. Tout bouge, s’adapte, se transforme, s’interpénètre. Sans mouvement, pas de vie ! Sans transformation, pas d’évolution possible ! Or, nous sommes bel et bien vivants et le changement, c’est le terreau du vivant, qu’on en fasse son affaire ou pas !

Le changement est le terreau du vivant

Changer fait peur à de nombreuses personnes. La peur un mécanisme naturel salvateur, mais observons à quel point nous sommes loin du naturel aujourd’hui à ce sujet. Dans son état pathologique, la peur contracte et fige les élans créateurs. Elle nous tient comme des surfeurs qui à défaut de saisir la puissance de la vague s’acharnent à la dompter ou à s’en emmurer, finissant par noyer toute impulsion de l’âme. Jusqu’à en fracasser les articulations au seuil de cette puissante force d’évolution à laquelle nous invite notre condition de vivants.

Dépression et burnout ne sont pas étrangers à cette racine-là. Entre Eau et peur, il existe une grande histoire, comme nous l’enseigne le cycle des 5 mouvements (relire par exemple « l’énergie de l’hiver« ). Mais c’est une autre histoire, revenons à notre sujet !

La pluie, cet arrosoir !

Sur « Courage to change », Sia chante un texte qu’on interprètera selon le niveau et l’angle que l’on veut, mais qui pose une question de premier choix:

« Ai-je le courage de changer aujourd’hui ? »

Un peu plus loin vient cette réponse à la pluie, métaphore facile de la dépression, de la stagnation, qui d’un revers de l’âme se change côté pile en arrosoir, métaphore cette fois de la germination de soi :

« La pluie tombe et ruisselle sur moi, semant les graines de l’amour et de l’espoir. Nous ne sommes pas obligés de rester plantés là, pris dans la mauvaise herbe ». 

 » World, I want to leave you better

I want my life to matter

I am afraid I have no purpose here

I watch the news on TV

Abandon myself daily

I am afraid to let you see the real me.

Rain it falls, rain it falls

Pouring on me

And the rain it falls, rain it falls

Sowing the seeds of love and hope, love and hope

We don’t have to stay here, stuck in the weeds

Have I the courage to change today ? « 

 

(Sia – Courage to change) 

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