– 2006 –

Ces 5 règles morales de base ne sont pas imposées par un Dieu ou par la société, la loi, les législateurs, comme dans d’autres sociétés ou systèmes religieux ou civils, elles sont le bon sens tout simple. Et plus on les comprend plus on est prêt à les accepter (…) Elles évitent trois quart des problèmes qu’on a dans la vie quotidienne, aussi bien au niveau de l’individu, de la famille, du travail qu’au niveau du pays ou du monde. Si on pouvait s’imaginer que les politiciens ne mentent pas, ce serait peut-être mieux… mais évidemment, on ne peut pas être utopiste ou dictateur, non, le bouddhisme n’est pas de ce bord-là. C’est pour chaque individu. C’est moi comme moine qui ait accepté ça pour moi. Chaque individu peut l’accepter ou pas. Le critère pour chacun de nous, c’est de voir les conséquences des causes morales, si on se comporte bien, on a moins de problèmes. C’est le premier chapitre de la voie du bouddhisme. Il faut avoir un comportement moralement correct au niveau de la société comme au niveau du moine pour être dans un état assez tranquille à l’intérieur et à l’extérieur pour pouvoir faire la suite du travail.

Résumé

Pour les personnes vivant dans la société, il y a 5 règles de bases, 227 pour les moines – dans l’idée d’éviter les problèmes intérieurs et extérieurs pour faciliter la méditation, la recherche de concentration et de compréhension – ces règles ne sont pas imposées par un Dieu, la loi… elles sont le bon sens tout simple – plus on les comprend et voit leur utilité, plus on est prêt à les accepter. 

Première principe : ne pas prendre la vie à un autre être 

Il n’y a pas d’exemple que tuer un être résout un problème – le concept de la vie unique interfère très fort ici – si on prend la vie à un autre être humain parce qu’il a fait des choses qui nous déplaisent, on va en recevoir les conséquences néfastes – au niveau plus terre à terre, c’est un crime punissable par la loi, ça fait plein de gens malheureux autour… ce n’est certainement pas un acte qui apporte du bonheur autour, ni à nous-même, ni à la société, ni à la personne qu’on a tué – peut-être qu’on sera victime à notre tour.

Deuxième principe : ne pas voler

Voler, c’est prendre un objet qui a déjà un autre propriétaire – si je prends une feuille dans la forêt je ne vole rien, mais si je prends un autre objet qui appartient à quelqu’un d’autre, si je le déplace même… il va être attristé – c’est toujours néfaste pour celui qui a volé et pour nous-même aussi, car on sait à l’intérieur, dans le cœur, que voler ce n’est pas bien. 

Troisième principe : ne pas mentir

C’est peut-être le moins respecté dans la société occidentale – ce n’est pas un crime dans la loi, on a même le droit de mentir – le mensonge, c’est dire sciemment des choses qu’on sait ne pas être vraies – ça ne veut pas dire tout à tout le monde – on peut ne pas dire… – le but du mensonge, c’est d’avoir un avantage immédiat, mais il y a toujours des conséquences néfastes…- c’est un crime grave dans le bouddhisme qui est négligé dans la législation.   

Quatrième principe : un juste comportement sexuel 

Il ne faut pas avoir de rapports sexuels avec d’autres personnes qu’avec notre partenaire habituel, ou avec une personne qui a déjà un partenaire – moi je l’ai fait… – si on comprend que ça n’augmente pas le bonheur en nous et autour, on comprend pourquoi c’est important de le respecter – si on veut être heureux, il ne faut pas faire des choses qui augmente son malheur et celui des autres. 

Cinquième principe : ne pas modifier son état mental

Ne pas utiliser les substances qui changent l’état mental : alcool, drogues… qui font qu’on se comporte différemment – c’est nocif parce que dans cet état, on fait des choses contre le bon sens dont les conséquences ne sont pas bénéfiques – c’est difficile de trouver un contre-exemple de quelqu’un qui est sous influence de drogue ou d’alcool qui se comporte avec plus de générosité… qui augmente son bonheur ou celui de son entourage…

Ces 5 règles de base, si quelqu’un les comprend et donc par conséquence les respecte, ça évite trois quart des problèmes de la vie quotidienne, aussi bien au niveau de la famille, de l’individu, du monde… –  si on pouvait s’imaginer que les politiciens ne mentent pas, ce serait peut-être mieux – on ne peut pas être utopiste ou dictateur… – c’est au niveau de chaque individu, c’est moi qui ait accepté ça pour moi – le critère, c’est de voir les conséquences…

C’est le premier chapitre de la voie du bouddhisme. Il faut avoir un comportement moralement correct au niveau de la société comme au niveau du moine pour être dans un état assez tranquille à l’intérieur et à l’extérieur pour pouvoir faire la suite du travail.

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